Dans les coulisses de l'atelier

Bilan des cinq mois dans la boutique de Monpazier

Bilan des cinq mois passés dans notre boutique des oeufs de lumière à Monpazier

Qu’il me semble loin, ce moment où on a ouvert les portes de notre boutique de Monpazier. C’était en Mai, et tant de choses se sont passées depuis !

Puisque les bilans sont à l’honneur en début d’année, j’ai eu envie de partager avec vous nos impressions sur ces cinq mois passés dans la boutique.

Cet article est le premier d’une série sur le bilan de 2016 et les projets pour l’atelier en 2017. A suivre sur le blog dans les jours prochains !

 

Les deux premiers mois : c’est l’excitation des débuts

 

Le plaisir de s’installer dans la boutique

S’installer dans la boutique, regarder le décor avec un œil neuf et pouvoir enfin mettre en place les petits changements que j’avais imaginé depuis janvier…

Nous avons redécoré, installé de nouveaux tapis, des cadres, des bougies, on a repeint les panneaux à l’entrée, et placé des vases partout…

Pendant la saison, c’était un de mes petits plaisirs que de me rendre chez la fleuriste et choisir de jolis bouquets pour la boutique. Les roses ont parfumé le magasin tout l’été !

Avec l’aide de ma mère, en quelques semaines, le décor de la boutique s’est transformé. Pas de bouleversements drastiques, mais le sentiment de se sentir chez moi, dans ce cadre que j’avais composé avec soin.

Avec l’espoir que vous aussi, vous vous êtes sentis chez vous dans notre boutique.

 

Présenter notre travail et expliquer les techniques de gravure, ma plus grande crainte au début

C’est l’aspect qui m’inquiétait le plus. Certaines personnes sont des vendeurs-nés, mais ce n’est pas mon cas. Moi qui suis si timide, allais-je être capable d’expliquer notre travail et de discuter avec les visiteurs ?

Après quelques hésitations au début, je me suis sentie bien. Les mots me sont venus facilement, et j’ai pris plaisir à vous expliquer le savoir-faire derrière chaque création.

 

Apprécier l’enthousiasme des débuts et faire de belles rencontres

Je garde un très bon souvenir de ces deux premiers mois. La saison venait de commencer, il faisait beau et tout le monde était plein d’énergie.

En Mai et Juin, on rencontre déjà des touristes en ballade dans la petite bastide, mais on est loin de la foule. Et ça change tout : on prend le temps de discuter, de plaisanter, d’expliquer en détail la technique et les différentes inspirations.

Pendant ces deux mois, j’ai fait de belles rencontres avec les visiteurs de la boutique – des vieilles dames excentriques, un homme chanceux, des étrangers de passage…

 

 

Juillet et Aout : La saison est à son plein et les efforts s’intensifient

Tous les artisans de Monpazier m’avaient prévenue, les deux mois d’été sont les plus difficiles. Parce qu’il y a beaucoup de monde, et que l’on commence à fatiguer.

 

Vendre et produire de nouvelles lampes en même temps, un vrai casse-tête

Je me souviens des premiers jours de Juillet : tout à coup, les rues se sont animées et les touristes étaient partout, alors que la bastide était encore calme la veille.

J’ai alors compris que la saison touristique venait vraiment de commencer, et que les choses devenaient sérieuses.

Je me suis rapidement trouvée face à un casse-tête : puisqu’il y avait en permanence des visiteurs dans la boutique, je ne pouvais pas m’absenter et travailler dans l’atelier pendant la journée, comme je l’avais fait auparavant.

J’avais beau travailler à l’atelier le soir, cela ne suffisait pas : à chaque fois que je vendais une lampe, je ne pouvais pas toujours mettre une nouvelle pièce en vente. Vous le savez, il faut de nombreuses heures pour créer une lampe.

J’étais tellement débordée par la production que c’en était comique : comme le lapin d’Alice au Pays des Merveilles, j’étais toujours frénétiquement en retard.

Ce n’est que grâce à la gentillesse de ma mère, qui s’est offerte de tenir le magasin à ma place pendant quelques semaines, que j’ai pu sortir la tête de l’eau. J’ai réussi à recréer le stock, et même à imaginer quelques nouveaux modèles !

 

Le magasin est ouvert tous les jours

« On ouvre le magasin tous les jours » : mon père tenait énormément à ce que les portes de la boutique de Monpazier soient toujours ouvertes. Quand il m’a donné les clés, c’était à cette condition.

Pourtant, j’ai parfois manqué à ma promesse. Je n’ai jamais autant travaillé que pendant ces cinq mois, et j’ai eu du mal à supporter le rythme. Renoncer pendant plusieurs mois aux loisirs, aux sorties, aux weekends, c’est difficile. Sur un coup de tête, j’ai pris une ou deux journées de repos au mois d’aout – non sans un sentiment de culpabilité…

 

Septembre, la fin de la saison et le déménagement de Monpazier

Fermer les portes du magasin fut un soulagement : souffler, enfin

Septembre marquait la fin de la saison, mais aussi la fin d’une époque : nous avions décidé de fermer définitivement les portes de la boutique de Monpazier. C’était la fin d’une aventure commencée par mon père il y a 15 ans.

Ce fut aussi un moment passionnant, puisqu’il a fallu imaginer un nouvel avenir pour l’atelier. Animée par cette nouvelle énergie, j’ai créé sans relâche de nouvelles pièces à l’atelier, que vous pouvez désormais retrouver dans la boutique en ligne.

 

Bilan d’une saison

Je n’étais pas préparée à ce qui m’attendait. Il a fallu travailler dur chaque jour, relever des nouveaux défis comme le stock ou la production de nouvelles pièces, et expliquer sans relâche le savoir-faire aux visiteurs de la boutique.

Mais ce fut une très belle expérience.

J’ai eu cette chance d’y rencontrer des gens très différents, visiteurs ou clients de l’atelier. Parfois excentriques, souvent curieux, vous avez toujours été d’une grande gentillesse envers nous. Merci à vous !

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